Une traversé en kayak de mer

À l’été 2024, j’ai traversé la mer Baltique en solitaire, en kayak de mer pliable, reliant Helsinki à Stockholm à travers les archipels.
Cette expédition n’était pas une fin en soi, mais un terrain d’apprentissage : une manière de me préparer à un projet plus ambitieux prévu l’année suivante, sur les côtes norvégiennes.

La Baltique, moins capricieuse que la mer de Norvège, offrait un cadre idéal pour éprouver mes limites. Mes compétences de kayakiste étaient encore modestes. J’ai appris en avançant, parfois maladroitement, souvent dans l’effort. L’expérience fut exigeante, autant physiquement que mentalement.

À la fin de l’été, la mer se faisait presque déserte. Certains jours, elle était d’un calme absolu ; d’autres, plus agitée, rappelant qu’elle ne se laisse jamais dompter. J’ai passé des nuits seul sur des îles inhabitées, dormi face à l’horizon, profité de saunas abandonnés perdus au milieu de nulle part. Des moments suspendus, hors du temps.

Cette traversée a été un test, un doute permanent, mais aussi une révélation.
La mer m’effraie autant qu’elle m’attire. Elle impose une attention constante, une lecture fine du vent, de l’eau, du ciel. Elle est imprévisible, mais profondément belle.

À l’issue de cette aventure, une certitude s’est imposée : le kayak de mer ferait désormais partie de mes moyens de déplacement privilégiés.
Et la Norvège, enfin, pouvait m’attendre.

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